Piste de solution dans les processus de résolution des conflits entre animaux sauvages et  agriculteurs riverains des zones de conservation.

Depuis toujours, la question n’a jamais eu de réponses appropriées pour ce qui concerne les conflits de cohabitation entre la faune sauvage et les agriculteurs riverains des zones de conservation.

Pendant que les conservateurs de la biodiversité sauvage, dans les aires protégées, semblent se pencher sur l’utilisation de la manière forte afin de s’imposer, les agriculteurs (communautés locales riveraines), ayant des champs cultivés autour des aires protégées, se plaignent du débordement des animaux sauvages qui viennent souvent s’approvisionner dans leurs champs.

Cette situation a toujours divisé, tout en créant un bras de fer entre les populations locales/peuples autochtones et les gestionnaires des aires protégées. Et pourtant, des pistes de solutions plus ou moins acceptables peuvent être proposées et explorées pour que la cohabitation pacifique entre la faune et l’Homme soit retrouvée, ou du moins essayée.

En effet, pendant certaines périodes de l’année, on peut assister à la diminution des fruits et autres produits alimentaires au sein de la forêt. Et pour pouvoir s’alimenter, les animaux sont souvent obligés de se ravitailler dans les champs des populations locales situés autour des zones de conservation. Cela a toujours créé des conflits allant jusqu’au piégeage par les populations riveraines, dans et autour de leurs champs, se disant que les champs de cultures sont leurs propriétés privées et sont situés en dehors des zones de conservation.

Tout en sachant que ces populations ont toujours eu raison lorsqu’il s’agit d’une telle situation, il faut que des solutions adéquates, ou du moins palliatives, soient trouvées/proposées. C’est pourquoi, après avoir réalisé des essais pendant plus ou moins deux ans, avec l’Association Paradis des Primates, une piste de solution, qui a porté ses fruits, est ainsi proposée ici : afin de palier à  la problématique de débordement des animaux sauvages vers les champs des communautés riveraines, l’association Paradis des Primates aménage, à l’intérieur de la réserve forestière (naturelle) de Kalonge, des espaces où elle plante des arbres fruitiers, bananiers, patates et céréales destinés à nourrir les animaux sauvages au sein de la réserve. Le but est de rendre disponible et accessibles des produits champêtres au sein de la réserve, et ainsi empêcher que les animaux sauvages n’aillent chercher leur pitance dans les champs des populations riveraines.

Il suffit d’adapter la période de semailles, afin que la floraison et/ou la fructification, coïncide avec la pénurie en fruits et autres grains dans la forêt/zone de conservation. Cela pourrait réduire considérablement  les empiétements et ravages des champs des riverains par la faune sauvage.

Bien que cette technique ait été testée sur une petite réserve forestière (Kalonge), elle pourra être adaptée à une très grande superficie forestière en multipliant les «espaces-champs-sauvages» au sein d’une aire protégée. Ces «espaces-champs-sauvages» retiendraient les animaux sauvages au sein des zones de conservation limitant ainsi les ravages dans les cultures des populations riveraines des aires protégées.

C’est une piste de solution qui devrait être exploitée par toutes les organisations et/ou les organismes de protection et conservation de la biodiversité sauvage dans les aires protégées.

Ainsi proposée par Dalley-Divin SAA-SITA,

Pour Paradis des Primates.

APPRENDRE ET AGIR